Promotion Lieutenant Tom MOREL

ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE
DE SAINT CYR

Promotion Lieutenant Tom MOREL
Laetare

Ils s'instruisent pour vaincre
Insigne de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
"Ils s'instruisent pour vaincre"
Casque Saint-Cyr
Casque de Saint-Cyr

Drapeau de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
Drapeau de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
Il faut avoir été soldat, il faut avoir passé la frontière et marché sur les chemins qui ne sont pas ceux de la FRANCE, il faut avoir été éloigné du pays, sevré de toute parole de la langue qu'on a parlé depuis son enfance ; il faut s'être dit pendant des journées de fatigue que tout ce qui reste de la patrie absente, c'est ce lambeau de soie aux trois couleurs françaises qui claque là-bas au centre du bataillon, il faut n'avoir dans la fumée de la bataille, d'autres points de ralliement que ce morceau d'étoffe déchirée pour comprendre et sentir tout ce que contient dans ses plis cette chose sacrée qu'on appelle le DRAPEAU.
Le Drapeau, c'est, contenu dans un seul mot, rendu palpable dans un seul objet, tout ce qui fut, tout ce qui est, la vie de chacun de nous, le foyer où l'on naquit, le coin de terre où l'on grandit, le premier sourire d'enfant, la mère qui nous berça,- le père qui nous gronde, la première larme, les espoirs, les rêves, les chimères, les souvenirs ; c'est toutes les joies à la fois, enfermées dans un seul nom, le plus beau de tous, la PATRIE.
Le Drapeau, c'est l'honneur du régiment, ses gloires, ses titres, flamboyants en lettres d'or sur ses couleurs foncées qui portent des noms de victoire. C'est comme la conscience des braves gens qui marchent à la mort de ses plis, c'est le devoir dans ce qu'il y a de plus sévère et de plus fier, représentant ce qu'il a de plus grand, une idée flottante dans un étendard.
Aussi, étonnez-vous qu'on l'aime ce Drapeau parfois en haillons et qu'on se fasse, pour lui, trouer la poitrine ou broyer le crâne.

J. CLARETIE

Définition de Saint-Cyr
Saint-Cyr est l'école par excellence de la jeunesse, où on entre sans calcul d'ambition ni d'intérêt, parce qu'on a soif de grand air et de mouvement, qu'on a le goût de l'action et une âme prête à se dévouer à la grandeur de la Patrie. On s'y forme à ces vertus de droiture, de courage et d'honneur qui, de tout temps furent celles de l'officier français. On y prend sa place dans un milieu où la camaraderie est la plus développée qu'en aucun autre et où elle fait le charme de l'existence.

Légion d'Honneur
Legion d'Honneur
Croix de Guerre 1914 - 1918
Croix de Guerre 1914 - 1918
"L'École Spéciale Militaire, par la valeur et l'héroïsme des officiers qu'elle a formés, a consacré au cours de la Grande Guerre sa longue tradition de sacrifices à la Patrie et a justifié d'éclatante façon sa devise glorieuse : Ils s'instruisent pour vaincre"
Première citation à l'ordre de l'armée - 1922
Croix de Guerre 1939 - 1945
Croix de Guerre 1939 - 1945
"Fidèle à ses traditions de dévouement à la Patrie, de courage, de discipline et d'honneur, l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr a brillamment formé des officiers qui, alliant à leur compétence technique un sens du devoir poussé jusqu'au sacrifice de leur vie, ont répandu sans mesure leur sang sur les champs de bataille de Syrie, du Maroc, de la Deuxième Guerre Mondiale et d'Indochine ; a donné à la France une pléiade de grands chefs qui ont su conduire la Nation à la Victoire. A ainsi hautement mérité de la reconnaissance du Pays"
Deuxième citation à l'ordre de l'armée - 1950
Croix de Guerre des Théâtres d'Opération Extérieurs
Croix de Guerre de Théâtre d'Opération Extérieurs
"L'École Spéciale Militaire Interarmes, fidèle à la tradition de dévouement absolu à la Patrie, n'a cessé de former depuis la Libération de jeunes promotions animées d'une foi ardente qui, aux cotés de leurs anciens ont servi et continuent à servir avec héroïsme sur les Champs de bataille d'Extrême-Orient
Elle a ainsi contribué, au prix du sacrifice de près de huit cents des siens, à maintenir haut le prestige du Pays et à sceller l'Union Française par le plus éclatant des témoignages : celui du sangElle a bien mérité la reconnaissance de la Nation"

La Gloire
À la gloire de Saint-Cyr
Voulant voir si l'École était bien digne d'Elle,
La gloire un jour, du ciel, descendit à Saint-Cyr.
On l'y connaissait bien ce fut avec plaisir
Que tous les Saint-cyriens reçurent l'immortelle.
Elle les trouva forts. Ils la trouvèrent belle.
Après trois jours de fête, avant de repartir
La Gloire voulant à tous laisser un souvenir
Fixa sur leurs shakos des plumes de son aile.
Ils portèrent longtemps ce plumet radieux.
Mais un soir de combat, prêt de fermer les yeux,
Un Saint-cyrien mourant le mit sur sa blessure
Afin de lui donner le baptême du sang.
Et depuis nous portons, admirable parure,
Sur notre shako bleu, le plumet rouge et blanc.

Histoire du Casoar
Casoar
Au mois d'août 1855, la reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, Victoria, vient en visite officielle à Paris pendant l’exposition universelle, accompagné de son époux, le prince Albert de Saxe-Cobourg, pour rencontrer l’empereur des Français, Napoléon III, alors que leurs deux pays sont engagés côte-à-côte dans la guerre de Crimée. Les relations franco-anglaises se normalisent peu à peu après des siècles d’inimitié et de conflits.
Pour honorer la visite de la reine Victoria, l’empereur Napoléon III fait porter ses couleurs aux Saint-Cyriens qui défilent devant elle : un plumet blanc et rouge orne désormais le shako des élèves de l’école militaire de Saint-Cyr. Le surnom de Casoar lui est donné alors car cet événement coïncide avec l’arrivée d’un de ces oiseaux à casque au Jardin d’acclimatation de Paris. Par la suite le « casoar » est devenu la marque réglementaire du Saint-Cyrien.
Napoléon III, vis-à-vis de qui Victoria nourrissait une grande défiance, parvient à charmer la reine, qui laissera un récit ébloui de son séjour parisien, le premier d’n souverain britannique régnant depuis la guerre de Cent Ans …

Histoire du Grand Uniforme et de la Galette
Casoar
Jusqu'en 1845, l'Uniforme des élèves de l'École Spéciale Militaire resta identique à celui de l'Infanterie de ligne, suivant l'évolution de la mode militaire. C'est ainsi qu'en 1832, le pantalon bleu fit place au pantalon garance.
Puis on admit que Saint-Cyr, qui était un corps d'élite, devait avoir un uniforme qui lui fut propre. En 1845, sous le règne de Louis-Philippe, apparut la première version du légendaire GRAND UNIFORME des Cyrards : tunique bleu de roy accolée de bleu de ciel avec grenades en soie jaune, pantalon garance orné d'une bande bleu de ciel, épaulettes de laine écarlate et shako bleu de ciel.
Cet événement est à l'origine d'une des plus importantes traditions des Saint-Cyriens : leur chant "LA GALETTE".
En effet, aux débuts de l'École, seuls les élèves dits d'élite, en raison de leur conduite et de leur bon travail, portaient des signes distinctifs. Les élèves d'élite de grande taille formaient la Compagnie "de Droite" et portaient les épaulettes écarlates des grenadiers, tandis que les élèves d'élite de petite taille formaient la Compagnie "de Gauche", et portaient les épaulettes de voltigeur à corps vert et franges rouges (devenues de couleur jonquille en 1840).
Les fusiliers des quatre compagnies du centre portèrent à partir de 1823 des épaulettes sans franges (ou contre-épaulette) bleu de roi, puis amarante en 1828. Leur forme plate et leur rigidité les fit rapidement surnommer "Galettes" par leurs porteurs.
La Galette devint donc l'insigne distinctif de la majorité des élèves. Ceux-ci, à cause de leurs faibles résultats, ne bénéficiaient que de rares permissions, contrairement aux élèves d'élite. Ils mirent alors un point d'honneur à porter leurs contre-épaulettes, auxquelles ils vouaient un véritable culte.
Avec l'adoption du Grand Uniforme en 1845, le port de l'épaulette écarlate de grenadier (à franges) devint obligatoire pour tous. Les fusiliers apprécièrent peu ce nivellement par le haut. Ce mécontentement fut à l'origine du chant "LA GALETTE", composé pour le Triomphe de Promotion d'Isly (1843-45), qui fut ainsi la dernière à connaître "la Sainte Galette".
Il fallut attendre dix ans pour que le G.U. soit complété par le fameux plumet rouge et blanc, arboré le 24 août 1855 en l'honneur de la Reine Victoria, qui, émue par le geste impérial, demanda à s'incliner devant le tombeau de Napoléon Ier.